Tarawih : La Prière Innovée de Metmati Maamar

Le livre papier Tarawih la prière innovée est désormais disponible depuis le 21 août 2020

C’est en 2005 que pour la première fois, le livre La prière innovée a été édité en langue française.  

Après trois années d’investigations, il fut, en 2008, réédité, augmenté et traduit en Anglais et en Arabe.  

Après douze années d'investigations supplémentaires, nous rééditons le livre La prière innovée en plusieurs langues : Arabe, Anglais, Turc et Indonésien.

Par ailleurs, le site internet : www.tarawih.eu est dédié au Tarawih.    

Cette « aventure » commence un jour de l’année 2005, lorsqu’au cours de mes lectures, je prends connaissance de ce hadith : « Dorénavant, ô fidèles, priez dans vos demeures, car la meilleure prière pour un homme est celle qu’il fait chez lui, à moins qu’il ne s’agisse de la prière canonique [1]». De par son caractère péremptoire, il m’interpella alors vivement.  

Je m’interrogeais alors profondément. Quelle théorie théologique, quelle réflexion savantissime, pouvait justifier que nous fassions l’exact contraire ?  

Ce hadith est-il, faux ? Mal traduit ? Abrogé ?  

Depuis ce jour de 2005 à aujourd’hui et probablement jusqu’à la fin de mes jours, je ne cesserai de tirer sur la ficelle, afin que, si Allah me le permet, je puisse enfin connaitre la vérité.  

Cette vérité qui a été et j’en suis absolument convaincu, incroyablement bien dissimulée par le plus souvent, ceux qui croient que Omar ibn Khattab رضي الله عنه fait partie de la croyance et parfois bien plus que le prophète lui-même !  

Je sais que je ne connaîtrai jamais toute la vérité,mais à l’heure d’aujourd’hui, j’en sais suffisamment assez pour affirmer que l'on nous a menti.


[1] Sahih de l’imam Boukhari et Muslim.

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Foire aux questions - rapides

Comment faire la prière de Tarawih ?


Cette question revient souvent sur le net. Et les réponses à cette dernière, s'assimilent à peu près toutes. Ils répondent tous dans le même sens. Voici ainsi, quelques extraits de ce que l'on peut lire sur le net : ***"La prière de tarawih est la prière nocturne accomplie en groupe durant le mois de Ramadan. Elle s’accomplit entre la prière de 'Ichaa (Nuit) et celle du Fajr (Aube). La prière nocturne, à savoir Tarawih, est fortement recommandée (Mouwakadat), d'autant plus durant le mois de Ramadan. Mais, elle n'est pas obligatoire. Il serait néanmoins Fortement dommage ou inconvenant de la négliger, voire de ne pas la faire. En effet, le prophète a dit, a encouragé et mis en vigueur : « Quiconque veille les nuits de Ramadan en prière avec une foi sincère et en espérant la rétribution d'Allah, se verra pardonner de tous ses péchés antérieurs. » Rapporté par Boukhari et Mouslim Cette prière nocturne est nommée la prière de Tarawih parce que les gens avaient l’habitude de l'étendre jusqu'au bout de la nuit, et de se reposer entre toutes les quatre rakats. L'imam récite et les fidèles prient derrière l'imam, par exemple, un juz par nuit entre la veille du 1er Ramadan et le 14, puis un juz et un quart entre le 15 et le 27 Ramadan, ce qui donne un total de trente juz, soit l'ensemble du Coran. Le musulman se doit de prier deux rakats par deux rakats derrière l'imam, dans la mosquée. Et ceci jusqu'à atteindre le nombre de onze ou treize Rakats. Même s'il y a divergence sur le nombre de rakat, à savoir si le nombre est de onze, de treize, de vingt-trois ou de trente-six. Et que certains disent huit, vingt ou plus si on le veut. D'ailleurs, tellement que la prière de Tarawih fait partie de la Sunna du Prophète, 'Aicha a véritablement répondu, après avoir été interrogée au sujet du nombre de rakat du prophète durant la prière de la nuit (Tarawih) : « Il ne priait pas plus de onze Rakat (unité de prière), que ce soit pendant le Ramadan, ou en dehors. » Rapporté par Al-Boukhari et Muslim. Néanmoins, même si le Prophète a prié les Tarawih, c'est tout de même Omar ibn al-Khattab, pendant son califat (rapporté par de nombreux historiens) qui a légiféré et institué la prière de Tarawih - qu'Allah l'en récompense. Il l'a institué pour faciliter l'apprentissage du Coran. Les Musulmans ne font que suivre la pratique établie, confirmée, instituée et consensuelle des sahabas (compagnons) du Prophète."*** Deux questions légitimes se posent : Comment peuvent-ils répondre à cette question ? Et, comment peuvent-ils y répondre dans ce sens ? Comme nous pouvons le constater, dans tous les propos qui ont été tenus ci-dessus, il est difficile de s'y retrouver et de discerner ce qui est vrai, tout comme ce qui est faux. Et cela, dès lors que nous n'avons aucun bagage théologique, que nous n'avons pas capacité d'entreprendre une recherche fondamentale, à partir des sources, par un travail de regroupement, de recoupement de données, et ainsi, d'analyses précises. En effet, vous notez qu'ils disent tout et son contraire. La question étant de savoir, comment se fait-il, qu'à partir de même sources, nous arrivons à une conclusion complètement opposée ? Pour en savoir plus, vous pouvez commander le Livre gratuit, Tarawih la prière innovée. Ou bien, le télécharger gratuitement ici.




Peut-on faire la prière de Tarawih à la maison ?


Jusqu'à cette année 2020, nous n'avions jamais entendu parler de la part des prédicateurs de l'Islam de France, et ailleurs, de cette question. À savoir, peut-on faire la prière de Tarawih à la maison ? Cette question, qui a fait la Une des journaux, et qui a fait surtout le buzz, notamment sur Youtube, se retrouve en tête de liste des questions posées par les internautes de la communauté dite "Musulmane de France", avant et pendant le mois du Ramadan. Pour y répondre, le MF (Musulmans de France) et d'autres instances tel que le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) nous expliquent qu'il est meilleur d'effectuer la prière de Tarawih à la maison individuellement ou groupé, tout en nous précisant que leur école Malikite, conditionnent cette pratique si cela n'engendre pas la désertion des mosquées. Entre autres explications de la part des Imams de la république française, ils nous expliquent que la prière de Tarawih est préférable d'être effectué à la maison qu'à la mosquée. Ils se servent par cela, des explications de l'école Shafi'ite ou celle l'imam Malik. Néanmoins, et c'est ce qu'il faille préciser, nous n'avions jusqu'alors, jamais entendu parler de ce genre de propos. Et ceci, juste avant l'arriver du virus Corona, période dans laquelle, les imams ont été obligés de trouver une réponse à la demande formulée : Peut-on faire la prière de Tarawih à la maison ? Et ceci, est un marqueur fondamental. Puisque s'il n'y avait pas eu ce virus, nous n'aurions très probablement jamais entendu parler de ce genre de propos, ni de ce genre de question. Et cela, pour plusieurs raisons. Là n'est pas la question. Peut-on faire la prière de Tarawih à la maison ? La question légitime qu'il faille se poser est la suivante : Peut-on faire une prière nommée Tarawih, qui n'a jamais été légiférée, ni par Allah, ni par le Prophète ? Pour en savoir plus, vous pouvez commander le livre GRATUIT Tarawih la prière innovée. Ou bien, le télécharger dès maintenant ici.




Le Prophète a prié Tarawih quelques jours avec ses compagnons ?


Au su et au vu de l'intégralité des textes extraits regardant le sujet des Tarawih, présents dans le Sahih de Boukhari et le Sahih de Mouslim, nous constatons de manière tout à fait limpide, que le Prophète Muhammad n'a jamais prié avec ses compagnons, et qu'on se rend rapidement compte, que les compagnons ont imité et suivi sa prière à son insu. Voici quelques passages que nous avons extraits de notre livre Tarawih la prière innovée : Il déclara : « J’ai bien vu ce que vous avez fait. Rien ne m’a empêché de sortir à votre rencontre ». « Lorsque le prophète sentit notre présence derrière lui, il écourta la prière. Il entra ensuite chez lui. Le lendemain matin, nous lui demandâmes : T’es-tu rendu compte de notre présence la veille ? Oui, déclara-t-il. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à agir comme je l’ai fait ». « Quand il termina le fajr, il se tourna vers les gens, prononça l’attestation de foi et déclara : En fait, votre situation ne m’a pas échappé la nuit dernière, mais j’ai eu peur que la prière nocturne ne vous soit imposée, puis que vous soyez incapables de l’accomplir ». Aicha dit: « L'Envoyé d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – faisait des prières durant la nuit, dans sa chambre qui avait un mur peu élevé. En voyant la silhouette du Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – les gens commencèrent à suivre sa prière ». « […] quelques hommes cherchèrent à l'imiter et se mirent à le suivre dans ces prières. Une nuit, ils n'entendirent pas sa voix, croyant qu'il s'était endormi. Quelques-uns eurent l'idée de faire entendre leur voix en toussant dans le but que le Prophète sortit les voir ». « Je n’ignorais pas votre présence ». « Ce qui m’a empêché de me rendre auprès de vous ». Pour en savoir plus, téléchargez et commandez gratuitement le livre GRATUIT Tarawih la prière innovée.




Pour quelle raison réelle, le Prophète a cessé de prier avec ses compagnons ?


L'affirmation officielle étant que le Prophète aurait cessé de prier avec ses compagnons parce qu'il « Craint que cette prière ne devienne une obligation… ». Par conséquent, « Quand le Prophète mourut, les choses étaient ainsi et elles continuèrent de la même manière sous le Califat d’Abou Bakr et ce jusqu’au début du Califat d’Omar ». Cette affirmation est sans nul doute, le dit "consensus" parmi les "savants" qui ont exprimé la raison pour laquelle le Prophète aurait cessé de prier avec ses compagnons. Cette raison, nous la retrouvons dans les textes de sources, notamment dans ce hadith amputé rapporté par Boukhari et Mouslim : Aïcha a raconté que : « L’Envoyé de Dieu sortit une fois en pleine nuit et alla prier dans la mosquée. D’autres personnes firent la même prière que lui. Le matin, les fidèles s’entretinrent de cet événement et (la nuit suivante) un plus grand nombre d’entre eux firent la prière avec le Prophète. Le matin, les fidèles s’entretinrent encore de la chose et la troisième nuit un plus grand nombre de fidèles allèrent à la mosquée. Le Prophète se rendit au milieu d’eux et les fidèles suivirent sa prière. Quand vint la quatrième nuit, la mosquée put à peine contenir les fidèles. Mais le Prophète ne sortit que pour la prière du matin. Lorsqu’il eut achevé la prière de l’aube, il se tourna vers les fidèles, prononça la profession de foi et dit ensuite : Je n’ignorais pas votre présence, mais j’ai craint que cette prière ne devint pour vous une obligation que vous ne pourriez pas toujours remplir ». Ce hadith s'arrête à cette raison, et pas une autre. En effet, comme nous le savons, les « savants » nous disent que la seule et unique raison qui a conduit le prophète à cesser de prier avec ses compagnons, résulte de ce que le prophète, craignait que cette prière ne devienne pour les compagnons, mais aussi pour l’ensemble des musulmans, une lourde obligation. Obligation par ailleurs, qu’ils ne pourraient supporter qu’avec difficulté. Se référant au hadith suivant : « Je n’ignorais pas que vous fussiez ici, mais j’ai craint que cette prière en commun devenant obligatoire pour vous, vous ne puissiez pas la faire », les « savants » affirment que c’est pour cette raison et cette raison seulement, que le prophète cessa de prier avec ses compagnons. Et c’est aussi à partir de ce hadith, que les « savants » nous disent ensuite : « Qu’à présent, le prophète est mort, par conséquent, cette prière ne peut plus devenir obligatoire, nous pouvons donc l’accomplir ». Quant à moi, j’affirme, qu’ils commettent dans le meilleur des cas, une énorme erreur, dans le pire, une manipulation particulièrement perverse. S’agissant de la majorité d’entre eux, je penche plutôt pour la seconde hypothèse et m’en explique. Pour être tout à fait clair, l’immense majorité des musulmans, soit pas moins de 95% se contente de répéter ce que l’on a bien voulu lui dire ou écrire. Elle ne sait pas. Par conséquent, elle valide les théories qu’on lui expose, lesquelles à première vue, semblent tenir la route. Les 5% restant, ceux qui connaissent la vérité, ont pour la plupart préféré pour un certain nombre de raisons, taire cette vérité. D’autres encore l’ont dite de manière détournée, (Chafirie ou Malik). Quant à ceux qui l’ont très clairement dite, (voir par exemple, le livre de fiqh de Chafirie, Al-Aziz et le livre d’Abou Douhya, La science populaire) malheureusement, leur nombre reste insignifiant. Il faut savoir que le simple fait de critiquer Omar, même de manière constructive, de dire par exemple qu’il s’est trompé, fera de vous aux yeux de la majorité des musulmans « sunnites » un frère suspect. Il vous sera alors impossible d’échapper à l’accusation de Chiisme sinon d’en avoir des similitudes, ou encore, de faire de la Takya (Dissimulation). J’ai même entendu dire : " Ils (les frères qui m’entourent et moi-même) sont Chiites mais ils ne le… savent pas…" Pour en savoir plus, téléchargez et commandez gratuitement le livre GRATUIT Tarawih la prière innovée.




La prière de Tarawih est-elle une Sunna Mouwakadat (confirmée) ?


L'affirmation dite officielle exprime cette fiction :

  • Puisque le prophète a prié avec ses compagnons, les Tarawih sont donc non seulement une Sunna, mais plus encore, une Sunna Mouwakadat مؤكدة c’est-à-dire une Sunna confirmée. C’est pourquoi les « savants » disent que : « Omar رضي الله عنھ n’a fait que réactiver ce que le prophète avait jadis désactivé » ou selon l’expression consacrée : « Omar n’a fait que revivifier une Sunna délaissée ».
Sauf que, comme nous l’avons très clairement vu, le prophète n’a jamais prié avec ses compagnons. Par conséquent, on ne peut – en aucun cas – parler de Sunna, moins encore, de Sunna Mouwakadat. La seule Sunna que l’on pourrait et que l’on doit valider, est celle de la prière individuelle, exactement comme l’a fait le prophète et ce, durant les nuits et en dehors des nuits du Ramadan. Cette prière, contrairement au Tarawih, a un nom inscrit dans le Coran et la Sunna, Qiyam layl, قیام اللیل veillée nocturne. Il appartient ensuite à chacun, de gérer comme il l’entend cette veillée nocturne, par la prière, la lecture… etc. Le Musulman gérera sa veillée nocturne selon sa vie familiale, professionnelle, son âge, sa santé... etc. Puisqu’il n’est mentionné nulle part, que nous sommes tenus à une quelconque performance durant les nuits du Ramadan. En effet, il nous est uniquement demandé de faire un effort de veille en ce mois béni et davantage, durant la nuit dite du destin. Notamment à travers ce hadith : D'après Abou Hourayra, le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui prie la nuit durant le Ramadan avec foi et en espérant la récompense, a ses péchés précédents pardonnés ». Peut-on nous dire où est le rapport entre ce hadith et les Tarawih ? Premièrement : Les Tarawih lui sont ultérieurs. Par conséquent, il ne peut en aucun y faire référence. Deuxièmement : La lecture de ce Hadith n’incite nullement les croyants et les croyantes à veiller durant les nuits du Ramadan dans la mosquée. Cependant, ce hadith a été exploité de manière tout à fait fallacieuse afin de faire croire aux uns et aux autres qu’il faille accomplir les Tarawih ! Occultant par la même occasion, le hadith authentique, contextuel et dernier en date qui nous ordonne de prier chez soi ! De plus, selon ce que rapporte Boukhari et Mouslim, on apprend de la bouche de notre mère Aicha, je cite : « Jamais le prophète ne dépassait plus de 11 rakaats, et ceci pendant et en dehors du mois de Ramadan ». Ce qui là encore, nourrit le caractère innové de cette prière. Puisque ce chiffre de 11 a nettement été dépassé en raison, entre autres et surtout, de permettre aux gens de faire des pauses plus fréquemment. A propos de « Ibn Chihâb dit : L’Envoyé de Dieu décéda en laissant les choses en cet état : Dans le récit d’al-Kachmayhani, « En laissant cet état de choses », veut dire que lorsqu’il est mort, personne ne faisait les Tarawih. Ahmed rapporte, dans la version d’ibn Abi Dhib de ce hadith, selon Azzuhri, ce qui suit : « Le Messager de Dieu n’avait nullement rassemblé les gens pour la veillée (qiyam) ». D’après Abu Hurayra, il dit : « Le Messager de Dieu est sorti pendant le Ramadan, et a vu des gens prier dans un coin de la mosquée. Il dit : - Qu’est-ce qu’ils font ? On lui répondit : - Ce sont des gens qui prient derrière Ubay ibn Ka’b. Il dit : - Ils ont bien fait ». Ce hadith a été rapporté par ibn Abdel Barr, selon Muslim ibn Khalid. Il est considéré comme faible (dha’îf), car ce qui est connu c’est le fait que c’est plutôt Omar qui a rassemblé les gens derrière Obayy ibn Ka’b . (Fath alBâri’ Fi charh sahih al-Boukhari - Ibn Hajar al-‘Asqlâni - Dar Misr littibâ’a, 2001). Ainsi que : الامم تجرب. Pour en savoir plus, téléchargez et commandez gratuitement le livre GRATUIT Tarawih la prière innovée.




Omar ibn al-Khattab a-t-il institué la prière de Tarawih ? Si oui, a-t-il innové ?


L'affirmation officielle nous dit, je cite :

  • Durant son Califat, Omar ibn Khattab constate un jour du mois de Ramadan, que des compagnons prient chacun de leur côté dans la mosquée. Il décide alors, de tous les réunir sous la direction d’un seul lecteur Obayy ibn Ka’b رضي الله عنھ .Ce qui sera le point de départ de ce qu’on appellera les Tarawih.
  • Si il est vrai que Omar s’exclama ainsi, je cite : « نعم البدعة ھذه » « Quelle excellente innovation », les « savants » nous expliquent, qu’il s’agit certes d’une innovation, cependant, au sens linguistique du terme, c’est-à-dire, qui n’a pas de précédent – une chose nouvelle – et en aucun cas une innovation théologique. Ils réfutent parfois, que Omar soit à l’origine de cette prière. Ils considèrent que c’est le prophète qui est à l’origine des Tarawih.
Est-ce que Omar ibn al-Khattab a institué la prière de Tarawih ? Et, si oui, est-ce une innovation ? « Abderrahmane ibn Abdelqâri a dit : « Une nuit, pendant le Ramadan, j’allais avec Omar ibn el Khattab à la mosquée. Les fidèles étaient en groupes dispersés. Ici, un homme faisait sa prière pour son propre compte. Ailleurs, un homme dirigeait la prière de son groupe. Omar dit alors : Il me semble que si je réunissais tous ces gens-là sous la direction d’un seul lecteur, cela serait plus convenable. Alors, mettant son dessein à exécution, il les rassembla sous la direction d’Obayy ibn Ka’b ». Omar a dit : « Quelle excellente innovation ! » « Une autre nuit, je sortis également avec Omar. Les fidèles priaient sous la direction de leur lecteur : « Quelle excellente innovation, s’écria Omar ». En effet, bon nombre de « savants » nous parlent de réactivation. Omar n’aurait fait que réactiver ce que le prophète avait jadis désactivé. Alors que, comme nous l’avons très clairement vu, le prophète n’a, non seulement jamais prié avec ses compagnons, mais bien plus, il a ordonné de prier chez soi. Dans ce cas, que pouvait bien réactiver Omar ? Au-delà de cette réalité historique, le concept même de réactivation me laisse et c’est le moins que je puisse dire, particulièrement perplexe. En effet, depuis quand et au nom de quoi, de quelle science, de quelle autorité, peut-on réactiver une chose désactivée par le prophète ? En effet, si le prophète décide, pour des raisons qui lui sont propres, de « désactiver » telle ou telle pratique, qui a alors le droit de la réactiver ? Omar n’aurait finalement que, revivifié une Sunna délaissée. Existe-t-il des Sunna délaissées et qui demeurent toujours des Sunna ? En dehors des Tarawih, existe-t-il d’autres Sunna délaissées, mais revivifiées par tel ou tel compagnon ? Il me semble que si une Sunna est délaissée, ce n’est donc plus une Sunna ! « La réalisation de l’observance de la Sunna est donc de délaisser ce dont le délaissement a été rapporté et d’accomplir ce dont l’action a été rapportée, sinon la porte de l’innovation ne se fermera pas ». En effet, les savants nous apprennent que le délaissement par le prophète d’une pratique, est en soi une Sunna, qu’il faut donc respecter cette Sunna tout comme on respecterait une Sunna non délaissée. Comment peuvent-ils nous dire ensuite que Omar n’a fait que revivifier une Sunna délaissée par le prophète ! N’y a-t-il pas là une contradiction évidente ? [...] Les « savants » nous expliquent que, lorsque ‘Omar parle d’innovation, il s’agit d’innovation au sens linguistique mais en aucun cas d’innovation au sens théologique. Vous savez, celle que le prophète a fortement condamnée. Il faut tout d’abord se poser la question suivante : Comment faiton la distinction entre une innovation linguistique et une innovation théologique ? Il suffit pour le savoir, de se demander de quoi parle-t-on. Si la chose évoquée est du domaine du profane, alors nous parlerons éventuellement d’une innovation au sens linguistique. A contrario, si nous parlons d’une innovation qui touche le domaine du sacré, alors nous parlerons éventuellement d’une innovation au sens théologique du terme. Lorsque l’on parle des Tarawih, parle-t-on bien de prières ? Évidemment ! Si nous parlons bien de prières, nous parlons donc bien d’une chose sacrée et non profane. Par conséquent, si nous innovons et ce, de quelque manière que ce soit dans le domaine de la prière, nous parlerons alors, d’une innovation au sens théologique et en aucun cas linguistique du terme. Puisque le terme innovation au sens linguistique, consiste à créer, à inventer et à introduire quelque chose de nouveau dans le domaine du profane. Lorsque : « Une autre nuit, je sortis également avec Omar. Les fidèles priaient sous la direction de leur lecteur : « Quelle excellente innovation, s’écria Omar». De quoi, ou de qui parle Omar ? De la prière accomplie de cette manière et qui n’avait pas de précédent. C’est donc une innovation au sens théologique du terme. Par ailleurs et si l’on reconnaît, comme Omar lui-même l’a reconnu, mais aussi, comme les faits le démontrent sans le moindre doute, qu’il s’agit d’une innovation et qu’ensuite on nous dit qu’il s’agit d’une innovation au sens linguistique, on reconnaît donc bien, qu’il s’agit d’une chose nouvelle qui n’a pas de précédent ? Or, toute chose nouvelle qui n’a pas de précédent dans le domaine de la prière est forcément une innovation au sens linguistique mais aussi au sens théologique, donc blâmable ! Pour en savoir plus, téléchargez et commandez gratuitement le livre GRATUIT Tarawih la prière innovée.




Est-il préférable de prier seul à la maison ou en groupe à la mosquée ?


Nous dénotons que depuis avril 2020, juste avant le Ramadan, et pendant le Ramadan 2020, la question fut posée à toutes instances musulmanes, ou imams. Cette question est apparue par le fait de ce virus. Elle est apparue, par la voix des médias mainstream, médias communautaires, instances musulmanes, ou imams. Néanmoins, cette question s'esten réalité déjà posée dans les ouvrages les plus anciens et dits de "renoms". En d'autres termes, il aura fallu un virus, pour déterrer et exposer devant les gens, que cette question s'était posée. Or, ce ne fut pas qu'une question, mais bien aussi, une opposition, une contestation de la part de compagnons renommés et de leurs successeurs. En effet, au su et au vu des textes, on lira avant toute chose que le prophète a, non pas conseillé, mais bien ordonné au gens, de prier chez eux. Et ceci, est clairement établie et fait consensus dans les livres de sources, et notamment, le sahih de Boukhari et celui de Muslim qui nous rapportent : Zaid ben Thabit rapporte ceci : « Le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – plaça (dans un coin de la mosquée) une natte qui le séparait des gens. Comme il y faisait des prières (durant quelques nuits), quelques hommes cherchèrent à l'imiter et se mirent à le suivre dans ces prières. Une nuit, ils n'entendirent pas sa voix, croyant qu'il s'était endormi. Quelques-uns eurent l'idée de faire entendre leur voix en toussant dans le but que le Prophète sorte les voir. (Le Prophète) dit : Votre insistance (à faire ces prières), me poussa à craindre qu'elles deviendraient obligatoires. Si elles devenaient obligatoires, vous ne les observeriez pas. Ô gens, Priez dans vos maisons ! Car la meilleure des prières est celle faite chez soi, sauf pour ce qui est des prières obligatoires ». Et qu'à la suite de cet événement : Ibn Chihab ajoute : « Quand le Prophète mourut, les choses étaient ainsi et elles continuèrent de la même manière sous le Califat d’Abou Bakr et ce jusqu’au début du Califat d’Omar ». En d'autres termes, lorsque le Prophète ordonna au gens de prier chez eux - et ceci pour la bonne raison que leur prière est meilleure chez eux qu'à la mosquée, en dehors des prières obligatoires -, les compagnons ont écouté l'ordre du Prophète, de prier les prières surérogatoires chez eux, pendant et en dehors du mois du Ramadan. Si donc, les compagnons ont suivi l'ordre du Prophète de prier chez soi, comment ont-ils pu arriver au point de poser la question suivante : Est-il préférable de prier seul à la maison ou en groupe à la mosquée ? Puisque cette question se soumet à la règle du " préférable", qui considère que le fidèle a le choix, la possibilité de choisir entre prier seul à la maison ou en groupe à la mosquée. Or, a-t-on le choix lorsque le prophète donne l'ordre suivant : "Ô gens, priez dans vos demeures" ?! Pour en savoir plus sur cette question, et ce développement, téléchargez dès-maintenant le livre Tarawih la prière innovée.




Y-a-t-il consensus sur la légalité des Tarawih et que seuls les Chiites bannissent cette pratique ?


On nous affirme de manière péremptoire, qu’il y a consensus sur la légalité des Tarawih et ce, depuis les compagnons du prophète à aujourd’hui, exceptés évidemment, les Chiites lesquels, pour des raisons qui n’ont rien de théologiques, n’accomplissent pas les Tarawih. Pour l’anecdote, lorsque je me suis intéressé à la question des Tarawih et que j’ai commencé à évoquer le sujet autour de moi, les réactions étaient, le mépris, les insultes ou encore les moqueries. On me disait notamment: « Il n’y a que toi et les Chiites qui disent que les Tarawih sont une innovation (blâmable). Tous les compagnons et tous les savants à ce jour, disent que c’est une Sunna, aucun d’entre eux ne l’a contestée et toi tu viens au 21ème siècle, nous dire que c’est une innovation ! ». A l’époque, je n’avais pas encore découvert ce que je vais dans ce chapitre vous faire partager. Alors évidemment, lorsque l’on me disait qu’il y a consensus sur la légalité des Tarawih et que j’étais le seul « sunnite » à soutenir une thèse différente, j’étais quelque peu mal à l’aise et c’est compréhensible. Puisque vous êtes malgré vous, dans la situation de celui qui prétend avoir la science infuse. Seul contre tous et de surcroît, en opposition avec tous les compagnons et savants réunis ! En d’autres termes, une espèce d’illuminé. Sauf que, j’avais ce hadith sous les yeux qui s’imposait à ma foi et à ma raison : « Priez dans vos maisons ! Car la meilleure des prières est celle qu'on fait chez soi, sauf pour ce qui est des prières obligatoires ». Pour en savoir plus, téléchargez et commandez gratuitement le Livre GRATUIT Tarawih la prière innovée.





 
 

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"Je n'ai fait que déterrer ce qui avait été enterré" M.M

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